
Vous ne pourrez pas souscrire de prêt sans garantie car votre établissement financier a forcément besoin de se protéger contre les éventuelles difficultés de paiement que vous pourriez rencontrer. Hypothèque ou caution d’une société spécialisée, quel que soit votre choix ou celui de la banque (qui peut avoir ses exigences selon votre dossier), la prise de garantie reste payante.
L’hypothèque conventionnelle est ce qu’on appelle une garantie « réelle », c’est-à-dire qu’elle permet à l’organisme prêteur de faire vendre par voie judiciaire le bien et de se payer directement sur le prix de vente en cas de non remboursement du crédit et ce, pendant toute la durée de l’emprunt. Cette garantie fait nécessairement l’objet d’un acte authentique devant notaire et d’une inscription à la conservation des hypothèques, ce qui entraîne des frais, à savoir :
Un conseil : Si vous avez déjà remboursé une partie de votre crédit, et que vous devez souscrire un autre prêt pour des travaux d’agrandissement par exemple ou l’achat d’un autre bien immobilier, n’hésitez pas à vous renseigner auprès de votre banquier sur l’ « hypothèque rechargeable » appelée aussi « prêt hypothécaire rechargeable » (PHR). Ce nouveau type de crédit hypothécaire, mis en place en 2006, vous offre en effet la possibilité d’avoir de nouveaux prêts garantis par une hypothèque déjà inscrite.
La caution est une sûreté « personnelle » qui est généralement fournie par un établissement spécialisé, comme le Crédit Logement. Cet organisme garantit en fait à la banque le paiement du prêt immobilier en cas de défaillance de l’emprunteur et c’est lui qui se retournera ensuite contre le « mauvais payeur ». Précisons toutefois qu’en cas de non paiement des échéances, la société de caution envisage plutôt, avec l’accord de la banque, un règlement amiable. Il s’agit souvent d’un allongement de la durée du prêt. Néanmoins si les problèmes persistent, la société paye alors la banque et demande à l’emprunteur de revendre son bien. Ce processus permet d'échapper dans un premier temps à la saisie immobilière et à la vente aux enchères qui ne seront utilisées qu’en dernier recours… Les formules et les frais de cautionnement dépendent bien sûr de chaque établissement, ceci étant dans la pratique les tarifs appliqués sont en général assez similaires et l’on retrouve :
Un conseil : Si vous pensez revendre votre bien à court ou moyen terme, privilégiez plutôt la caution. En effet, en cas de remboursement anticipé de votre crédit, une partie du coût initial de la caution vous sera remboursée alors que dans le cadre de l’hypothèque, ce sera à vous de vous acquitter des frais de mainlevée d’hypothèque.
A savoir : Il existe une troisième garantie que l’on appelle le privilège de prêteur de deniers (PPD). Cette garantie ne peut garantir qu’un prêt destiné à financer l’acquisition de votre terrain, elle ne couvre pas le financement de la maison.