
Pas de maison sans fondations et c’est bien évidemment le terrain qui va définir le type de fondations à réaliser et le choix de la construction. Jamais le contraire ! D’où l’importance de connaître la nature de sa parcelle et d’être toujours vigilant à sa future adresse. « Passage des Peupliers », « rue des Bouleaux », « rue des Carrières », voilà effectivement des noms qui en disent long sur la nature du sous-sol et qui ne peuvent que vous inciter à réaliser préalablement une étude de sol (cf. Partie terrain « L’intérêt de l’étude de sol ») pour avoir de « bonnes » fondations. Car n’oublions que ce sont elles qui vont supporter le poids de la construction, répartir les charges au sol et garantir la stabilité de votre maison.
On différencie deux types de fondations. Les premières, ce sont les fondations dites superficielles qui restent les plus courantes. On parle alors de « semelles filantes », c’est-à-dire de socles continus de béton armé qui constituent l’assise d’un mur ou encore de « radier » qui n’est plus ni moins une épaisse couche de béton armé coulée à même le sol. Ces fondations sont réalisées généralement entre 50 et 90 cm de profondeur. La deuxième catégorie, ce sont les fondations dites profondes (voire parfois semi-profondes) qui sont utilisées dès lors que le sol est de qualité médiocre et surtout peu porteur. Le principe ? On enfonce verticalement dans le sol des pieux ou micropieux (qui ont un diamètre plus faibles) en béton, en métal ou en bois afin de reporter le poids et les charges de la maison sur une roche plus ferme située plus en profondeur.
Que quel que soit le type de fondations réalisées, elles seront toujours « hors gel ». Par ailleurs, sachez que dans le cas d’un sol argileux notamment, les fondations peuvent atteindre 1,20 m de profondeur et quelques aménagements sont souvent indispensables. Il n’est pas rare en effet que l’on enlève 30 à 35 cm de terre, que l’on déroule un géotextile et que l’on réalise ensuite un empierrement calcaire… Même souci avec un terrain remblayé sur lequel on peut vous préconiser un décaissement de 70 / 80 cm pour réaliser ensuite un compactage calcaire, couler une épaisse dalle en béton avec un ferraillage important. Enfin, si votre terre est gorgée d’eau, on vous préconisera certainement la réalisation d’un vide-sanitaire (espace d’au moins 20 cm de hauteur qui se trouve entre la dalle de rez-de-chaussée et le sol naturel) et ce, pour éviter l’humidité et les remontées d’eau.