Regardez où vous mettez les pieds !
La qualité du sol et la nature du sous-sol de votre terrain sont des points qui doivent retenir votre attention. Vos fondations seront complètement différentes si votre parcelle est humide ou non, pentue ou plate…
 
Menez votre petite enquête…
Si votre terrain est implanté « passage de la Source » ou « allée des Potiers », il y a fort à parier que vous ayez quelques déconvenues. Sachez que les noms sont rarement donnés au hasard !
 
300 000 €
Maison bourgeoise de 270m², terrain clos de 400m², 6 chambres, salon séjour...
St Georges De Reneins (69) - « Le clos Saint Georges »
Ensemble résidentiel de 19 maisons de ville avec jardin privatif, T3 / T4 / T5...
 

L’étude de sol n’est pas obligatoire mais elle est vivement recommandée. Un « beau » terrain n’est pas forcément un « bon » terrain ! La qualité du sol et la nature du sous-sol sont donc des points qui doivent retenir toute votre attention car ils peuvent vous empêcher de réaliser votre projet et surtout vous imposer d’éventuels surcoûts liés aux fondations. Des fondations qui seront complètement différentes selon si votre parcelle est humide ou non, pentue ou « plate », en contrebas ou en surplomb et si le sous-sol est sablonneux, calcaire ou argileux. D’une manière générale, les sols « rocheux », -c’est-à-dire calcaire, schiste, granit, grès- sont de très bons terrains pour les fondations. En revanche, les sols argileux ou de remblaiement par exemple impliquent des fondations bien spécifiques adaptées à leur composition. Prenons le cas de l’argile : cette roche meuble imperméable a une consistance qui se modifie selon sa teneur en eau et qui s’accompagne de variations de volume. En clair, elle a la faculté de se rétracter en période de sécheresse et de se gonfler lors de fortes pluies, ce qui n’est pas sans entraîner des mouvements de terrain. Résultat : la maison va « travailler » et les murs vont rapidement commencer à se fissurer… La solution ? Réaliser des fondations un peu plus profondes (entre 80 cm et 1,20 m) afin de les fixer dans un sol moins sensible aux variations d’humidité.

Autre intérêt de l’étude de sol : elle permet de contrôler la stabilité du sous-sol et de vérifier s’il renferme ou non des nappes phréatiques subaffleurantes, des galeries ou des carrières qui pourraient abroger votre projet de construction… à moins d’accepter de payer un surcoût financier qui peut atteindre les 10 000 / 12 000 € voire plus.

Un conseil : Menez votre petite enquête… Commencez par collecter des informations auprès de votre mairie et de ses services techniques mais aussi à la DDE (Direction départementale de l’équipement) qui vous indiquera notamment les zones « sensibles » et vous donnera des conseils en matière de fondations. Bien sûr, il y a aussi des signes ou plutôt des « noms » qui ne trompent pas et qui peuvent vous permettre de déceler les vices cachés de votre parcelle. Un terrain implanté « allée des Potiers » ou « passage de la Source »… il y a fort à parier que vous ayez quelques déconvenues ! Les noms sont rarement donnés au hasard. Alors si vous n’êtes pas tout à fait sûr de la nature de votre sous-sol, faites appel à un géotechnicien pour réaliser une étude de sol que vous communiquerez ensuite à votre constructeur qui pourra ainsi vous donner le prix exact de votre maison.