Mesurer les risques
Si les risques sont « non négligeables » ou « existants », le constructeur devra avoir recours à quelques adaptations sur votre construction pour respecter les normes parasismiques.
 

Il est assez fréquent en région Rhône-Alpes d’avoir des communes répertoriées en « zones sismiques », ce qui ne signifie pas pour autant qu’un séisme va se produire dans les années à venir… Ce classement permet tout simplement de mesurer le ou les risques éventuels de séisme qui peuvent être « nuls », « non négligeables » ou « existants ».

La France s'est dotée d'une nouvelle carte sismique, entrée en vigueur à partir du 1er mai 2011, qui fixe les règles en matière de construction dans les zones à risques. Harmonisées avec celles de l'Union européenne, ces règles introduisent un zonage plus précis à l'échelle communale (que la précédente version de 2005) qui change considérablement la donne en matière de construction et de rénovation du bâti.

La nouvelle carte présente cinq zones de risques sismiques allant croissant d'un risque très faible (1), faible (2), modéré (3), moyen (4), à fort (5), cette dernière s'appliquant exclusivement aux Antilles françaises.

La « zone 4 » de sismicité moyenne inclut le sud de l'Alsace, le fossé rhénan ainsi que les massifs alpin et pyrénéen. De nouvelles zones de sismicité du territoire ont fait leur apparition comme la Vendée, les Deux Sèvres, la région lyonnaise, Nantes, Marseille, Lille, Valencienne etc.

Prenant en compte les codes parasismiques de l'Eurocode 8 de l'UE, les sols sont désormais classés en cinq catégories allant de A (sol de type rocheux) à E (sol mou) avec des exigences en matière de conception et construction des bâtiments neufs. Ces exigences elles-mêmes sont liées à l'importance des bâtiments dans leur usage social et de la zone de sismicité. Pour plus d’informations, n’hésitez pas à consulter le site gouvernemental www.prim.net qui recense les risques par commune dans toute la France.